Les 5 coûts de l’attente

Bateau fonçant sur un iceberg. Tout comme vous qui doutez de votre association mais reporter sans cesse le moment d'agir.

On pense toujours que ça va s’arranger. Reporter, encore et encore, c’est ce que font des milliers d’entrepreneurs en difficulté lorsqu’il s’agit d’affronter les problèmes avec leur associé. Pourtant, attendre, ça leur coûte cher. Et bien plus qu’ils ne l’imaginent. Tellement cher qu’ils peuvent tout perdre. Alors quels sont les coûts de l’attente ? On en a déterminé 5 pour vous inciter à agir maintenant.

Bon, vous le reconnaissez notre Titanic qui file droit sur son iceberg ? Eh bien, je suis désolé de vous l’apprendre là-maintenant, mais le Titanic, c’est vous. Parce qu’à force de faire l’autruche et d’attendre de régler vos problèmes avec votre associé, vous foncez droit à la catastrophe. À force d’attendre, vous allez vous prendre de pleine face l’iceberg des coûts.

Et autant vous dire qu’il n’y aura personne pour vous sauver. Ni marins, ni portes qui flottent (RIP Leonardo).

Alors quels sont ces coûts ?

Je ne doute pas que vous ayez pensé au 1er. D’ailleurs, il est tellement évident que je l’ai mis dans la partie émergée de l’iceberg. Vous avez certainement également pensé aux 2 suivants.

Par contre, je mettrais ma main à couper que vous n’avez jamais envisagé les deux derniers coûts. Eh bien, ces deux derniers sont, pour moi, les plus destructeurs.

Alors, levons le suspens, c’est parti !

 

Premier coût : le coût financier

Le premier coût de l'attente : l'argent

« Ça va me coûter du fric ». C’est la première chose qui vous vient en tête si vous devez vous séparer de votre associé. Très bien. Mais à quoi cela correspond-il précisément ?

 

La bataille légale, premier coût financier

 

Forcément, à force d’attendre, la situation s’est tellement envenimée, votre conflit est tellement insoluble que vous n’avez d’autres choix que de partir au front. Vous allez devoir vous rapprocher d’un avocat, payer ses honoraires et vous confronter à un ou plusieurs procès possibles (initiés par vous ou pire par votre associé).

Et si vous partez au procès, ce que je ne vous souhaite pas, ça peut vous coûter entre 25 et 50 000 € – et je donne des fourchettes de prix a minima. Sans aucune garantie de retour sur investissement, d’ailleurs. Je ne vais pas vous refaire mon laïus sur l’aléa judiciaire : ceux qui me suivent sur LinkedIn savent que j’en parle tout le temps.

 

Les autres coûts financiers

 

En vous séparant avec pertes et fracas – et en attendant toujours plus longtemps de le faire -, vous vous exposez aussi à perdre :

💰  La société, c’est-à-dire votre bébé. J’entends déjà les cris dans l’audience : « Comment ça, ça va me coûter ma société ? ». Votre gestion tardive accroît les conflits. Conflits qui conduisent à l’affaiblissement de votre société, jusqu’à la perdre. CQFD. Risque non négligeable auquel on ne pense pas et dont je suis pourtant trop souvent le témoin.

💰  L’argent investi dans la société

💰  Le retour sur investissement de la société

💰  Les revenus et avantages que vous percevez de la société : (salaires mensuels, dividendes annuels, voitures, ordinateur, téléphone…)

 

Voici un aperçu simplifié du coût financier de la gestion tardive de votre litige. Mais, comme je vous l’ai dit, ça ne représente que la partie émergée de l’iceberg. Que va encore vous coûter votre gestion tardive ?

 

Deuxième coût : le temps

Le deuxième coût de l'attente : le temps

Oui, oui, oui, vous vous dites « le temps, c’est de l’argent ». Vous y aviez pensé. Mais détaillons ensemble ce qu’on entend par « le temps ».

⏳  Le temps à devoir jouer les pompiers de service. Ça prend des plombes d’éteindre un feu que vous avez attisé vous-même en attendant de réagir.

⏳  Le temps à devoir gérer le ou les procès en cours.

⏳  Le temps à devoir vous justifier et à justifier ce que vous avez fait et ce que vous voulez.

Le plus important dans cette dimension c’est « le temps perdu ». Parce que cette donnée n’est pas une donnée que l’on rattrape. Et qu’on ne peut pas acheter. Le temps perdu est perdu définitivement. Une personne qui me suit sur LinkedIn m’a dit un jour : « Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant d’agir ? J’aurais aimé savoir que vous existiez il y a 2 mois … J’imagine que c’est ce que tout le monde vous dit. »

2 mois, qu’est-ce que c’est dans une vie ? Peu quand on est dans une dynamique positive. Atrocement long quand on est dans une spirale négative. Donc, pensez au temps que vous allez perdre en attendant d’affronter la réalité, alors que vous pourriez l’utiliser de manière plus constructive pour avancer.

 

Troisième coût : l’énergie

Le troisième coût de l'attente : l'énergie

Affronter la réalité demande de l’énergie. Beaucoup d’énergie. Autant mentale que physique. Et ne vous leurrez pas : cette dépense d’énergie vous épuise, même quand vous dormez. Parce que les situations négatives, la charge mentale, sont tout le temps présentes. Le stress, les cauchemars, le cœur qui palpite … On se lève et on se couche avec.

Votre énergie en prend un coup au niveau émotionnel. Gérer un conflit n’implique pas spécialement des sentiments positifs … Et plus vous êtes épuisé, plus vous êtes dans les sentiments exacerbés. La rancœur, qu’on se le dise, est la plus mauvaise des alliées.

Toute cette énergie dévolue à la négativité, ne serait-elle pas mieux utilisée pour avancer ? Pour aller de l’avant ? Imaginez tout ce que vous pourriez faire avec l’énergie que vous consacrez à gérer des emmerdes. Imaginez toute cette énergie qui vous accompagnerait si vous preniez la décision, aujourd’hui, maintenant, de prendre le taureau par les cornes et d’affronter votre destin.

Voilà. Argent, temps, énergie, vous y aviez peut-être pensé. On arrive maintenant aux deux derniers coûts, auxquels on ne pense pas et qui sont pourtant les plus viscéraux et les plus destructeurs.

 

Quatrième coût : la bonne idée

Le quatrième coût de l'attente : la bonne idée

Et là vous vous dites : “Mais qu’est-ce qu’il raconte ?”. Laissez-moi vous expliquer : l’issue de la résolution trop tardive de son litige est la perte de la société. C’est un risqué réel – j’insiste – à garder en tête. Et, par perdre sa société, qu’est-ce que j’entends ?

Perdre son rêve. Perdre son idée.

C’est déjà tellement compliqué de vivre de sa passion. Concrétiser un rêve, une idée, et la transformer en business est souvent, pour beaucoup, une utopie. Les apprentis écrivains, apprentis acteurs, apprentis créateurs savent de quoi je parle. Donc réussir à concrétiser un rêve et se prendre un iceberg en pleine face parce que vous n’avez pas réussi à vous entendre avec vos associés est d’autant plus rageant.

Finie la concrétisation de votre rêve. Finie la passion au quotidien. Finie la bonne idée – VOTRE bonne idée. Celle qui aurait pu faire de vous un entrepreneur à succès. Celle qui aurait pu apporter sa pierre à l’édifice économique. Celle qui, modestement, aurait pu changer le monde.

Le pire, avec cette idée, c’est qu’elle pourra être développée par quelqu’un d’autre. PIRE encore : par votre ex-associé qui flirte avec la concurrence déloyale … Et vous met sur la paille.

Et une bonne idée, on le sait tous, ça ne court pas les rues.

Donc : développer une bonne idée avec le mauvais associé peut conduire à la perte de cette idée. Il faut alors tout faire, au début de l’association, pour être certains d’être parfaitement alignés sur votre fonctionnement.

 

Cinquième coût : l’humain

Le cinquième coût de l'attente : l'humain

C’est mon dernier point. La pointe sud de l’iceberg. Celle qu’on ne voit qu’après avoir exploré les profondeurs. La perte humaine est, à mon sens, la plus grave. Parce que vous ne vous associez pas par hasard.Vous vous associez pour un projet commun, certes, mais parce que vous aimez les gens avec qui vous vous associez.

S’associer, c’est comme un mariage. C’est un acte fort. C’est un lien de confiance, de respect et d’émotion. Se séparer, c’est perdre son associé. C’est un divorce dégueulasse, où les émotions sont exacerbées, ou rien ne pourra plus jamais être comme avant.

La séparation n’impacte pas que vous, comme le divorce n’impacte pas que votre couple. Il y a vos forces vives, vos fournisseurs, vos clients. Tous ces humains chahutés par un conflit qui oppose deux êtres qui à la base tout rassemblait.

 

L’effet domino

 

Le pire de ce conflit peut vous coûter votre confiance en vous, en les autres, votre audace … et votre vie privée. C’est l’effet dévastateur, l’effet domino. Un divorce d’entreprise amène souvent à un trouble majeur dans la sphère privée ET à un divorce privé. La tension professionnelle est tellement forte qu’elle se répercute dans la sphère familiale.

L’inverse est vrai aussi. On joue avec des vases communicants. Une situation déplorable en privé peut amener à un changement de comportement ou de volonté dans la société, amenant à des troubles et à la spirale infernale vers la faillite.

 

Agir maintenant pour s’éviter les nombreuses pertes

 

Ces coûts mis bout à bout sont absolument terrifiants. J’espère que vous vous rendrez compte qu’une mauvaise association peut avoir tellement d’impacts négatifs. Attendre de réagir est la pire des solutions. Parce qu’attendre, c’est faire comme le capitaine du Titanic … On sait comment ça s’est terminé.

Donc que faire ?

✅  Gérez mieux votre argent

✅  Gérez mieux votre temps

✅  Gardez votre énergie pour l’essentiel

✅  Protégez votre bonne idée

✅  Conservez votre capital humain

 

Tout ça dépend d’une seule chose : votre capacité de réaction. Agir le plus tôt possible, quand vous avez des doutes est salutaire. Retrouver sa liberté n’a pas de prix.

En bref

Trop attendre avant de vous séparer de votre associé peut vous coûter bien plus que vous ne le pensez.

💰  Du point de vue financier : les coûts engagés pour des procès n’ont aucune garantie de retour sur investissement. Vous pouvez perdre votre société, votre investissement et vos revenus.

⏳  Du point de vue du temps : temporiser, ça veut dire éteindre les feux permanents alors que vous devriez vous consacrer à la fructification de votre activité.

🍑  Du point de vue de votre énergie : la charge mentale et la tension permanente épuisent. Vous vous videz d’une énergie qui serait salutaire si vous vous dégagiez de cette association malsaine.

💡  Du point de vue de l’idée : perdre une idée dans laquelle on a mis son être est un coût inestimable. Et on sait tous que la bonne idée ne pousse pas dans les arbres.

💟  Du point de vue de l’humain : la sphère privée et professionnelle s’entrechoquent et créent de graves distorsions. Divorce privé, divorce pro, éloignement social … La perte humaine est la pire de toutes.

Bon, je vous vois venir. Vous allez me dire : « Ok, vous m’avez convaincu, je veux agir maintenant. Mais comment je fais ? ».

Eh bien déjà vous pouvez vous rendre dans les rubriques : « Je doute » et « Je me sépare » de ce blog.

Ou

Vous pouvez également vous rendre sur l’onglet « Je me forme » de ce blog. J’ai spécialement créé une formation pour les gens qui doutent de leur associé. Elle s’appelle « Antidote, mon associé, stop ou encore ? ».

 

C’est clair, concret, efficace. Jetez-y un coup d’œil ! Grâce à cette formation vous pourrez avoir le déclic et retrouver votre sérénité.

Voilà c’est tout pour cet article ❤️

Pour rappel, mon objectif est de vous transmettre ce que mes clients ont vécu et ce que j’aurais aimé savoir pour mieux m’associer. Ce ne sont pas des conseils juridiques.

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Quand vous êtes prêt(e), voici 2 manières dont je peux vous aider :

1️⃣  Reprenez le contrôle de votre vie et de la relation à votre associé avec le guide Antidote

2️⃣  Réservez un coaching 1 :1 avec ici un accès direct à mon agenda

Si vous pensez que cet article peut aider une de vos connaissances, n’hésitez pas à le partager.

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